vendredi 26 janvier 2018

Les aquarelles d'Olivier "De neige et de Grès"

Olivier, un ami aquarelliste, vient de publier un magnifique livre avec des textes pleins de poésie.

Un petit aperçu (les ruines du Château d'Ottrott)



(...) une aquarelle est constituée de ces trois éléments : la lumière, l'eau et les couleurs. Comme les couleurs sont de la lumière diversement obscurcie, l'aquarelle peut même être définie par deux substances uniquement : la lumière et l'eau. Mais la lumière et l'eau se distinguent-elles vraiment ? L'au, dans la nature, se contente généralement de reprendre les couleurs de son environnement. Elle est noire dans les lacs de montagne. Elle est transparente dans mon verre. On peut dire finalement qu'une aquarelle, ce n'est que de la lumière (...)

(...) la ruine se caractérise par la fusion de ses dernières pierres, discrète allusion à la vie humaine, avec la nature. Cette présence modeste de l'histoire est seule respectueuse de la nature. Il est nécessaire que cette présence soit infiniment sobre. Elle se fait aussi silencieuse, immobile et mystérieuse que la nature elle-même. Le gel ou les insectes ne s'y trompent pas (...).

le lien vers la page FACEBOOK d'Olivier :

https://www.facebook.com/olivier.paillard.5815?ref=br_rs



jeudi 12 octobre 2017

J’ai reçu tout ce dont j’avais besoin



J’ai demandé de la force
la vie m’a donné des difficultés pour me renforcer.
J’ai demandé de la sagesse
la vie m’a donné des problèmes pour apprendre à résoudre.
J’ai demandé de la prospérité
la vie m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.
J’ai demandé du courage
la vie m’a donné des dangers à affronter.
J’ai demandé de l’amour
la vie m’a donné des gens à aider.
J’ai demandé des faveurs
la vie m’a donné des opportunités.
Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé.
J’ai reçu tout ce dont j’avais besoin.

http://radioeveil.com/jai-demande-la-vie-ma-donne-texte-court-a-mediter/

jeudi 5 octobre 2017

L'espérance qui affronte l'expérience du vide.


A méditer.

L’épisode d’acédie, de mélancolie morale et physique subi par l’auteur n’est jamais détaillé, même s’il martèle l’ouvrage de sa présence. Car Là où le cœur attend (le titre renvoie aux Lamentations de Jérémie 3, 21) se veut surtout la réhabilitation d’une mal-aimée de notre ère prétendument « désenchantée » : l’espérance. Frédéric Boyer la distingue subtilement de l’espoir. Ce dernier vise une réalité déterminée, tandis que seule l’espérance affronte l’expérience du vide, du rien, de la précarité absolue, celle qu’incarne dans le texte biblique le personnage de Job, dont il est proposé ici un commentaire original.


Voici un essai à la fois déchirant et rare. Il parvient en effet à ébranler son lecteur en sourdine, en évoquant une chute personnelle – un épisode dépressif survenu « une nuit de décembre » – tout en fournissant des armes pour se relever. Frédéric Boyer, éditeur, écrivain, traducteur de saint Augustin et conseiller littéraire de « Francfort en français » (l’ensemble d’événements organisés par la France à la Foire du livre, du 11 au 15 octobre), confesse avec pudeur et discrétion avoir été tenté de se suicider. Celle qui l’emmena se remettre sur les bords de l’Arno s’appelait Anne, à la mémoire de laquelle le texte est dédié. Anne Dufourmantelle, la compagne de Frédéric Boyer, est morte le 21 juillet à ­Ramatuelle (Var), en tentant de porter secours à des enfants, ce qui, compte tenu du thème abordé, confère à ces pages écrites avant cette catastrophe, une intensité vertigineuse.
Affronter l’expérience du vide
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/10/05/frederic-boyer-plaide-pour-l-esperance_5196379_3260.html#ZwUXOJ030DUuYsBO.99


mercredi 13 septembre 2017

Messages de Christiane SINGER

Christiane SINGER :

"Je pressentais que chacun d'entre nous a, à son échelle, la charge du monde. Si je ne suis pas ordonnée, par mon désordre, j'entraîne le désordre autour de moi. Si, au contraire, j'entre dans l'ordonnance intérieure de l'amour, je rayonne. Et d'un seul être peut partir un tel rayonnement, qu'il répare une famille, un village ou une entreprise.... Des expériences comme ça, j'en vois tous les jours. Je n'invente rien. Il faut être un disciple de la Vie."(Ch. SINGER)

Dire: Aimer c'est délivrer l'autre de mes bonnes intentions - et de moi-même paraîtra excessif. Pourtant c'est en me détachant de toi et en m'ancrant en moi que je commence véritablement d'aimer.

L'amour n'est pas un sentiment. C'est la substance même de la création.

Lu dans PSYCHOLOGIES à propos de son dernier livre
Derniers Fragments d’un long voyage

Qu’avez-vous éprouvé en lisant le livre de Christiane Singer ?

Marie de Hennezel : Son livre m’a totalement bouleversée. Il y a, d’une part, ce récit tellement poignant et vrai de sa maladie ; et d’autre part, cette maîtrise magnifique de la langue, cette capacité à mettre des mots justes sur ce qu’elle vit. Sans vouloir ôter à son expérience ce qu’elle a d’unique, elle m’a confirmé ce que d’autres m’ont appris, du temps où j’accompagnais des personnes en fin de vie : le propre de l’humain est qu’il est habité d’une force spirituelle qui lui permet de surmonter les pires épreuves. Christiane Singer nous le jure : « Quand il n’y a plus rien, il n’y a plus que l’amour. »

On est frappés par l’intensité de ses souffrances…

C’est là que réside le caractère d’authenticité de ce témoignage : Christiane Singer ne faisait pas l’impasse sur l’enfer de la souffrance, sur la tristesse de certains jours, sur son « potentiel de ressentiment ». Elle ne marchandait pas avec la maladie. Elle avait décidé, dès qu’elle en avait appris la gravité, de la vivre pleinement. Les moments difficiles alternaient donc avec des instants de grand bonheur, de joie, d’émerveillement. Puis, au fil des pages, la sérénité et le sentiment de liberté n’ont cessé de grandir. Pour elle, terminer ce livre a été un grand moment de bonheur : elle avait tenu le contrat qu’elle avait passé avec elle-même, celui de témoigner, chose qu’elle a fait toute sa vie à travers ses livres et ses conférences. Pour moi, c’est le livre d’un maître. Il a la même qualité et la même portée pour notre monde que le journal d’Etty Hillesum (Son journal, Une vie bouleversée (Points, 1995), qu’elle débute à 27 ans, en 1941, évoque notamment son évolution spirituelle au cours des derniers mois de sa vie – elle est morte à Auschwitz en 1943).


Nous sommes dans un monde où l’expérience de mourir est refusée. On voudrait, comme le dit Benoîte Groult dans son dernier livre (La Touche étoile - LGF, “Le Livre de poche”, 2007), « appuyer sur la touche étoile » pour ne pas avoir à vivre son mourir. Le « temps du mourir » n’est pas valorisé. On se demande quel sens cela peut avoir de vivre encore quand on est condamné par la médecine. Christiane nous fait découvrir que ce temps est une aventure pleine de sens, l’occasion d’échanges d’une qualité exceptionnelle avec les autres, une plongée en soi dont on sort plus vivant encore. Tout cela, Christiane nous le révèle avec tellement de vérité que son expérience personnelle revêt une portée universelle. Nul doute que ce livre changera notre regard sur la vie et la mort.

Dans quel état d’esprit se trouvait-elle lors des jours qui ont précédé sa mort ?

Elle était dans l’acceptation. Chacun meurt comme il a vécu. Christiane a toujours eu cette passion, ce don de rechercher la merveille dans chaque chose. Elle a vécu cet ultime temps de vie avec la même passion. La dernière fois que je l’ai eue au téléphone, elle m’a dit : « Je suis loin, très loin, mais je suis bien. » Ce qui m’a frappée, quand je suis allée lui dire au revoir, à Vienne, en Autriche, en entrant dans sa chambre, c’est le paradoxe entre les signes évidents de sa mort prochaine, sa maigreur, sa fragilité physique, et puis l’énergie qui débordait d’elle et qui régnait dans la chambre. Son regard, son sourire étaient pleins de vitalité. Elle reposait les mains ouvertes, sans attente, prête à tout.

vendredi 30 juin 2017

La différence qui touche et enseigne, en musique.


Lou, je m'appelle Lou.

http://www.youtube.com/watch_ popup?v=VumaWumENEk


et Odin, ex-locataire de la SPA, maintenant propriétaire d'une chatière

mercredi 21 juin 2017

Canicule : short ou clim ?


Extraits


Fraîchement élu député, Moetai Brotherson a réussi son arrivée à l'Assemblée nationale: alors que la canicule s'abat sur la métropole depuis trois jours, il arbore fièrement short, chemisette à fleurs et sandales.
Cet informaticien et écrivain de 47 ans, assure qu'il n'est "pas quelqu’un de conventionnel. Donc je vais venir comme je suis", déclare-t-il face aux caméras qui l'ont accueilli au palais Bourbon.

Pas d'interdiction "formelle"

Mais "s’il y a des interdictions formelles, je me plierai au règlement", a-t-il toutefois promis.
Or ces interdictions "formelles" sont très limitées. Aucune trace dans le (long) règlement intérieur de l'Assemblée nationale [en PDF] d'une quelconque mention de la cravate, de la veste ou du pantalon.

Une décision du bureau de l'Assemblée

C'est plutôt l'usage qui a consacré l'obligation, pour les députés (hommes), de venir en veste et cravate: la cravate a été réaffirmée comme obligatoire lors d'une réunion du bureau de l'Assemblée nationale, le 9 juillet 2008.Le texte rappelle que sur "le port obligatoire de la cravate dans l’hémicycle, le Bureau a souhaité rappeler à tous les membres de l’Assemblée la nécessité jusque-là observée d’avoir en toutes circonstances une tenue respectueuse des lieux", avait-on répondu au député EELV François de Rugy.
Jean-Luc Mélenchon, comme Alexis Corbière ou encore François Ruffin, tous élus France insoumise, se plieront donc à cet immuable usage - comme ils l'ont déjà montré ou annoncé.
C'est plus compliqué du côté des femmes - qui ont "le droit", depuis 1977, de venir en pantalon. Michèle Alliot-Marie s'en rappelle encore quand, jeune députée en 1972, elle s'était vue retoquer sa "tenue d'homme" par un huissier. Auquel elle avait rétorqué fermement: "Qu'est-ce que vous voulez, que je l'enlève?"

Règles floues pour les femmes députées

Le pantalon, c'est tranché depuis 40 ans. Mais pour le reste, c'est plus flou : bras nus? Décolleté trop prononcé? Jupe trop courte?
Ni le bureau ni le règlement ne l'évoquent. Mais Cécile Duflot se souvient encore de la réactions de plusieurs de ses confrères, lorsqu'elle était venue - comme ministre du Logement - à l'Assemblée: sa robe, ni courte, ni décolletée, ni à manches courtes, avait suffi par ses couleurs vives à déclencher une bronca chez les députés les plus sexistes...

La veste contre la clim? C'est non...

Le même François de Rugy, écologiste convaincu, se désolait qu'un député ne puisse pas ôter sa veste dans l'Hémicycle, en échange d'une climatisation moins poussée... mais c'est ainsi: la "tenue respectueuse des lieux" consiste, depuis l'abandon du costume officiel de député sous la IIIe République, en une veste et une cravate - peu importe la couleur.




...Il est grand temps que les mentalités évoluent.


CANICULE : pantalon ou jupe ?

LU AUJOURD'HUI

Canicule: les chauffeurs de bus travaillent... en jupe

Le règlement leur interdit de porter un short. Qu'à cela ne tienne, les conducteurs de bus de la ville de Nantes ont trouvé la parade : ils travaillent en jupe.

http://www.dna.fr/actualite/2017/06/21/canicule-les-chauffeurs-de-bus-travaillent-en-jupe



...  JE LES COMPRENDS....